Hier soir match spécial à l'université de Rennes puisque 2 groupes d'improvisation théâtrale se sont enfin rencontrés : universitaire et amateur.
Toute la soirée n'a fait que survoler le décorum du match d'impro. Avec entre autres : un tiers temps de 50 minutes, des mc officiants en avant scène, des égalités décernées au bon vouloir de l'arbitre, des lumières changeantes selon l'inspiration des techniciens…
En début de soirée, on est prévenu l'équipe universitaire d'improvisation à Rennes se défini comme étant à "l'arrache" seulement dans la salle il y avait 450 spectateurs, pour moi cela mérite un minimum de considération, 450 personnes qui payent une place pour voir un spectacle annoncé comme Match d'impro.
Je ne comprends toujours pas pourquoi certains groupes d'impro se tuent à ne pas suivre la recette établie, lorsqu'on décide de faire un repas et que les convives amènent le désert, le minimum est de bien dresser la table. Le match d'impro est établie depuis bientôt plus de 30 ans pourquoi ne pas se simplifier la tâche et appliquer ce qui est écrit simplement. Cela demande de la rigueur mais accueillir 450 spectateurs mérite cette effort.
Le match est un cadre, une fois établi les joueurs ont plus de libertés. C'est testé et garanti ça marche, le bénéfice est de pouvoir aussi jouer au même jeu avec n'importe quelle équipe. La rencontre d'un tel groupe universitaire deviendrait plus simple et sublime pour tous.
Au lieu de cela on passe la soirée à se chercher et à penser qu'il n'y a que les appels en réserve pour construire ensemble.
Ce qui me pose aussi problème c'est l'appellation "match d'impro" qui pour moi devrait être un label, parce que là on a lâché dans la nature 450 personnes qui vont soutenir à leurs collègues de boulot ou leurs voisins que dans un match d'impro on peut lancer des "chaussettes" sur un type rayé à chaque fois qu'il le demande. Les règles ne sont pas établies par hasard, si on les trouve stupides revennont juste au pourquoi du comment pour en inventer d'autre. Le règlement écrit par Gravel et Leduc tient sur un A4, en réalité le match est beaucoup plus établi, ne serais ce que sur la conduite lumière par exemple qui doit être simple et efficace mais qui pratiquement la même partout.
Le manque de fédération ne favorise pas la connaissance de petites ligues d'impro, il reste quelque référents simple d'accès, je pense à Jibé et son site ou bien encore Olivier Lecoq. Ne passons pas à coté des choses compliquées, elles en rendent d'autres bien plus simples comme aurait put dire la voix off d'Herta.
Gig'
jeudi 13 décembre 2007
De l'importance du décorum
à 11:47 Libellés : décorum, Impro, Improvisation, Ligue d'impro, Match d'impro, théâtrale
mardi 25 septembre 2007
Que la carafe est bonne !
En improvisation théâtrale ce que nous appelons une carafe c'est un vent, un bide, un blanc bref le moment où l'improvisateur se retrouve dans le vide.
Au début la carafe arrive d'elle -même, elle révèle un manque de confiance en soi, plus on pratique moins elle nous arrive. Il faut dire que l'on fait tout pour ne pas être dans cet état de "néant". Au fur et à mesure l'on s'invente des "gimmick" pour ne plus tomber en carafe. Et selon les joueurs d'impro cela va du limage d'ongle à l'accordage de mandoline.
Du coup improviser en match devient très facile vous ne savez plus quoi faire, vous ressortez votre gimmick, les autres joueurs ne vous écoute plus mais tout le public voit que, par exemple, vous êtes en pleine transe à ouvrir et fermer une porte.
Quelle dommage que l'on ne vive pas d'abord cet état où nous ne maîtrisons plus rien, avant d'utiliser de suite un gag efficace.
C'est le reproche fait bien souvent aux matchs d'improvisation en France, ils ne sont pas un terrain d'expérimentation mais bien une vitrine, où on expose plus aucunes carafes.
à 18:30 Libellés : Carafe, Impro, Improvisation théâtrale, Match d'impro
