lundi 17 décembre 2007
La Bande d'Arrosoir
à 14:03 Libellés : Cie Arrosoir, Impro, Improvisation, Improvisation théâtrale, Vidéo
jeudi 13 décembre 2007
De l'importance du décorum
Hier soir match spécial à l'université de Rennes puisque 2 groupes d'improvisation théâtrale se sont enfin rencontrés : universitaire et amateur.
Toute la soirée n'a fait que survoler le décorum du match d'impro. Avec entre autres : un tiers temps de 50 minutes, des mc officiants en avant scène, des égalités décernées au bon vouloir de l'arbitre, des lumières changeantes selon l'inspiration des techniciens…
En début de soirée, on est prévenu l'équipe universitaire d'improvisation à Rennes se défini comme étant à "l'arrache" seulement dans la salle il y avait 450 spectateurs, pour moi cela mérite un minimum de considération, 450 personnes qui payent une place pour voir un spectacle annoncé comme Match d'impro.
Je ne comprends toujours pas pourquoi certains groupes d'impro se tuent à ne pas suivre la recette établie, lorsqu'on décide de faire un repas et que les convives amènent le désert, le minimum est de bien dresser la table. Le match d'impro est établie depuis bientôt plus de 30 ans pourquoi ne pas se simplifier la tâche et appliquer ce qui est écrit simplement. Cela demande de la rigueur mais accueillir 450 spectateurs mérite cette effort.
Le match est un cadre, une fois établi les joueurs ont plus de libertés. C'est testé et garanti ça marche, le bénéfice est de pouvoir aussi jouer au même jeu avec n'importe quelle équipe. La rencontre d'un tel groupe universitaire deviendrait plus simple et sublime pour tous.
Au lieu de cela on passe la soirée à se chercher et à penser qu'il n'y a que les appels en réserve pour construire ensemble.
Ce qui me pose aussi problème c'est l'appellation "match d'impro" qui pour moi devrait être un label, parce que là on a lâché dans la nature 450 personnes qui vont soutenir à leurs collègues de boulot ou leurs voisins que dans un match d'impro on peut lancer des "chaussettes" sur un type rayé à chaque fois qu'il le demande. Les règles ne sont pas établies par hasard, si on les trouve stupides revennont juste au pourquoi du comment pour en inventer d'autre. Le règlement écrit par Gravel et Leduc tient sur un A4, en réalité le match est beaucoup plus établi, ne serais ce que sur la conduite lumière par exemple qui doit être simple et efficace mais qui pratiquement la même partout.
Le manque de fédération ne favorise pas la connaissance de petites ligues d'impro, il reste quelque référents simple d'accès, je pense à Jibé et son site ou bien encore Olivier Lecoq. Ne passons pas à coté des choses compliquées, elles en rendent d'autres bien plus simples comme aurait put dire la voix off d'Herta.
Gig'
à 11:47 Libellés : décorum, Impro, Improvisation, Ligue d'impro, Match d'impro, théâtrale
mardi 25 septembre 2007
Que la carafe est bonne !
En improvisation théâtrale ce que nous appelons une carafe c'est un vent, un bide, un blanc bref le moment où l'improvisateur se retrouve dans le vide.
Au début la carafe arrive d'elle -même, elle révèle un manque de confiance en soi, plus on pratique moins elle nous arrive. Il faut dire que l'on fait tout pour ne pas être dans cet état de "néant". Au fur et à mesure l'on s'invente des "gimmick" pour ne plus tomber en carafe. Et selon les joueurs d'impro cela va du limage d'ongle à l'accordage de mandoline.
Du coup improviser en match devient très facile vous ne savez plus quoi faire, vous ressortez votre gimmick, les autres joueurs ne vous écoute plus mais tout le public voit que, par exemple, vous êtes en pleine transe à ouvrir et fermer une porte.
Quelle dommage que l'on ne vive pas d'abord cet état où nous ne maîtrisons plus rien, avant d'utiliser de suite un gag efficace.
C'est le reproche fait bien souvent aux matchs d'improvisation en France, ils ne sont pas un terrain d'expérimentation mais bien une vitrine, où on expose plus aucunes carafes.
à 18:30 Libellés : Carafe, Impro, Improvisation théâtrale, Match d'impro
lundi 17 septembre 2007
Bip
La saison de la Globale reprend bientôt et pour se dérouiller et se découvrir les uns les autres, nous avons fait il y a quelques jours un petit training, juste 7-8 personnes. Pas un atelier au sens où l'un de nous mène l'ensemble mais plus un boeuf décontracté, comme on tape le ballon entre copain le dimanche, sans pression, jouer pour jouer... Ce qui n'empêche pas de vite se prendre au jeu avec intensité !
On enchaînait des mises en situation, l'un proposant un élément, l'autre une contrainte... Pour seul spectateur impartial, notre chronomètre. Qu'on programmait pour biper, comme un réveil, au bout de 5, 15, 25 minutes... Aussi, j'ai proposé qu'on se serve de cet élément extérieur, ce bip strident. L'un de nous programmait le bip, sans nous aviser de la durée. Seule convention et mise en situation: quand le bip sonnait, c'est qu'un coup de téléphone que nos personnages attendaient tous retentissaient. A voir qui répondrait au telephone, ce qui se passerait, pourquoi nous l'attendions etc... Et tout en ne sachant pas s'il sonnerait au bout de 1 ou 10 minutes de jeu ! Et nous avions convenu que l'impro continuerait encore 5 minutes après ce bip-coup de téléphone-coup de théâtre. Super intéressant pour jouer sur le qui-vive, faire monter une pression, tout en ne maîtrisant pas le timing...
Sylvain
à 21:50 Libellés : exercice, Impro, Improvisation théâtrale
Arrosoir improvise tous les lundis
La Cie Arrosoir, dont nous faisons partis va reprendre son spectacle d'improvisation "long-form" inspiré du Deus Ex Machina. Histoire d'1 Soir est le nouveau titre de ce spectacle dont le principe est d'improviser 2 histoires de 45 minutes chacune. Sorti tout juste des mains de l'ami Max voici en exclusivité le nouveau visuel de ce spectacle d'impro que nous vous invitons à découvrir à partir du lundi 1er octobre au théâtre Clavel.

à 14:26 Libellés : Annonce spectacle, Cie Arrosoir, Impro, Improvisation théâtrale
vendredi 14 septembre 2007
Quand une contrainte de jeu explose en vol
Mercredi 22 août 2007 , Chateauroux, dans le cadre du festival DARC, je jouais une date avec Improvisafond. Dans notre spectacle, on a quelques contraintes qui ne sont qu'à nous et qu'on n'annonce jamais au public.C'est à dire qu'on peut traiter un thème du public selon un angle bien particulier. Parmi ces contraintes, il y en a une qu'on appelle Kantor, du nom du dramaturge polonais. Apparemment, ce gars là avait la particularité de mettre en scène en direct, sur le plateau. Ainsi, si on le transpose à l'impro, un joueur ou une joueuse entre sur le plateau et fait la mise en scène en direct, les autres comédiens, le musicien ainsi que le régisseur doivent être à son total service.La Kantor à Chateauroux reste un souvenir mémorable. J'entre dans la peau du metteur en scène, les autres comédiens sont à mon total service, et là d'un seul coup je fais face à un fou rire de toute l'équipe qui n'en peut plus de mes consignes délirantes. Je me retrouve à ramer, de marbre, devant tous les autres éclatés de rire, et plus leur fou rire dure, plus il me nourissent dans ma colère froide. L'impro aurait pu être un foirage total, elle devient un moment d'anthologie car le metteur en scène ne maitrise plus rien et maitrise tout en apparence. Le plus drôle dans tout ça, c'est que les comédiens, pendant leur fou rire, ont continué à suivre précisément mes consignes sans jamais abandonner...Quel souvenir...
à 01:00 Libellés : accident, décrochage, Impro, Improvisation théâtrale
jeudi 13 septembre 2007
Dans la mouise, entre amis.
Dimanche dernier, le 9 Septembre, je présentais et animais le match hebdomadaire à la Ligue des Cravates.
A la fin de chaque match, aux Cravates, il n'y a pas d'étoile mais des anti-étoiles soulignant les mauvais coups des joueurs, les petites bassesses etc. Les trois punis doivent faire une impro de "punition", d'une durée indéterminée. Généralement, ça dure entre 10 et 20 minutes et c'est la meilleure impro du match.
Là, les trois que j'avais épinglé (Simon Boudrault, Steeve Munger et Daniel Malenfant) ont eu comme thème "A rebours". Ils ont choisi de jouer l'évasion de 3 détenus. Canevas classique. Mais ils l'ont joué "à rebours", en jouant les différentes séquences de l'évasion, débutant par la fin, et remontant ensuite au début de l'opération, puis comment ils se sont connus en prison, puis comment ils se sont retrouvés là etc...
Un vrai plaisir de spectateur et d'improvisateur. Car connaissant le genre de gymnastique mentale que ce type de construction demande (sur 1/4 d'heure), on se met à leur place et on apprécie le travail !
Surtout, ce qui m'a intéressé, c'est qu'une fois qu'on a le pattern, qu'on trouve comment enchainer chaque scène (la fin de chaque scène bouclait sur le début de la précédente) (vous me suivez ?), on n'est pas à l'abri, c'est là que tout se complique car des dizaines de questions se posent aux joueurs ! Que fait-on de ce personnage secondaire rajouté sur une scène, doit-on découvrir aussi tout son parcours ? Doit-on garder ce rythme de séquences à rebours ou rebasculer parfois dans l'autre sens, repartant sur la scène de fin ? etc etc.
Un vrai bonheur de voir trois joueurs qui prennent plaisir à se mettre dans la mouise en direct, qui se crée des problèmes sans cesse et réussissent à trouver des solutions, à donner aux spectateurs les réponses scénaristiques.
C'est ça le plaisir d'une impro, à voir et à jouer, sentir des gens qui se font tellement confiance qu'ils se mettent dans la mouise et s'en sortent indemnes, ensemble.
à 21:04 Libellés : collectif, Impro, Improvisation théâtrale, prise de risque
mercredi 12 septembre 2007
Improvisons en toute conscience
Hier, un certain 11 septembre, j'ai suivi mon premier entraînement avec la ligue d'improvisation professionnelle de Nantes. Plusieurs exercices préparatoires passent et Pierre, notre entraîneur, nous propose un exercice de base en improvisation théâtrale : l'histoire en rond.
Le principe est le suivant : tour à tour ou sans ordre défini, les participants racontent une seule et même histoire.
Nous nous essayons à plusieurs à reprises et Pierre propose comme thème "32e rue". Je commence à raconter et je ne sais pas pourquoi la 32e rue envoye mon imaginaire vers New York.
Ça m'a toujours troublé comme processus qu'est ce qui fait qu'a un moment telle ou telle thématique fasse surface ?
Certainement qu'un 11 septembre j'avais du entendre le mot New York à plusieurs reprises, c'est fascinant de se dire que l'improvisation révèle beaucoup plus de choses que l'on croit sur notre inconscient.
Me rendant compte de cela, pendant un moment avant chaque match, je feuilletais des catalogues d'images, ou des journaux histoire de "m'imprégner". L'efficacité de cette méthode est à prouver. Indéniablement plus un sujet est récurent dans la journée, plus nous sommes sur qu'il ressortira sur une patinoire ou sur scène le soir.
Aussi en tant qu'improvisateur nous avons tout intérêt à choisir nos programmes télés et à creuser des sujets spécifiques, histoire que l'inconscient du public se retrouve enrichie à la sortie d'un spectacle d'impro.
à 10:03 Libellés : Impro, Improvisation théâtrale, Inconscient, Ligue d'impro
